Ensemble Vocal Pythagore

Choeur de chambre - Paris

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Ensemble Vocal Pythagore

Présentation

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EVPFondé en 1988, l'Ensemble Vocal Pythagore est un choeur polyphonique mixte constitué d'une quinzaine de chanteurs "amateurs confirmés" possédant de solides bases musicales et vocales. Basé en Île de France et dirigé depuis 2006 par le chef néerlandais Jan Jeroen Bredewold, l'ensemble se produit a capella ou accompagné par des instrumentistes (clavecin, orgue, violes…) ou orchestres de chambre, dans le cadre de concerts et de festivals.

Le répertoire couvre essentiellement les périodes de la Renaissance et de la musique baroque, et s'autorise régulièrement quelques détours à travers le répertoire contemporain. L'ensemble a ainsi eu comme partenaires privilégiés les compositeurs Julien Joubert et Caroline Marçot, et a participé en octobre 2005 à une création de Thierry Machuel dans le cadre du Festival d'Île de France.

En mai 2007, Pythagore représentait la France à l’occasion du Festival Européen de Chœurs de Chambre de Tirana, et a effectué une tournée de quatre concerts en Albanie, avec un programme de musique Renaissance française.

Fin 2008, l'ensemble fêtait ses 20 ans avec Membra Jesu Nostri, de Dietrich Buxtehude.

En 2009, Pythagore a travaillé avec le metteur en scène Samuel Muller sur la création du spectacle "Nous sommes des dieux déguisés" mêlant musique, déclamation et gestuelle baroques.

L’Ensemble Vocal Pythagore est soutenu par le Conseil Général des Hauts-de-Seine.

 

Last Updated on Wednesday, 05 January 2011 21:59
 

Quelques mots sur notre prochain programme "Armata sol di viva ardente speme" - De Sappho à Vittoria Colonna

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Programme autour de textes de femmes (ou écrits pour des femmes). Notamment les Sonetti Spirituali de la marquise Vittoria Colonna (1490-1547) et avec un accent sur la relation entre Michelangelo Buonarotti et Vittoria Colonna.

 

La marquise Vittoria Colonna par Michelangelo BuonarottiConcerts les 19, 20 et 27 novembre à Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux et Paris.

L'appel aux muses de Catulle :
Cipriano de Rore (1515/16-1565) - Calami sonum ferentes.

La colère de Didon :
Cipriano de Rore - Dissimulare etiam sperasti

Les larmes d'une nymphe :
Claudio Monteverdi (1567-1643) - Il lamento della ninfa

La foi ardente de Vittoria Colonna et les visions de Hildegard :

Pietro Vinci (1525-1584) - Pende l'alto signor/ Viva di fiamma
Hildegard von Bingen (1098-1179) - O quam pretiosa est
Pietro Vinci - Divino spirto / Io per me son
Hildegard von Bingen - O virtus sapientiae
Pietro Vinci - La bella donna / Ed agli uomini eletti

Les conseils aux jeunes filles de Michelangelo Buonarotti :
Luigi Dallapiccola (1904-1975) - Coro delle malmaritate

La colère et les larmes d'Ariane :
Claudio Monteverdi - Il lamento d'Arianna

La danse nocturne de Sapho et des filles grecques dans un bois sacré :
Ildebrando Pizzetti (1880 - 1968) - Piena sorgeva la luna

 

Portrait de Sapho, Pompei

 

La marquise Vittoria Colonna était très célèbre à son époque, épouse de Fernando de Avalos, marquis de Pescara et général de Charles Quint. Elle était entourée de personnes célèbres comme Pietro Aretino et Michelangelo Buonarotti. Avec ce dernier elle entretenait une amitié très forte : il lui a dédié des œuvres, elle lui a dédié des poèmes.

Quand son mari s'éteint, elle se retire dans une cellule au monastère de San Silvestro in Capite à Rome, où elle passe son temps à écrire des poèmes, dans lesquels tantôt elle déplore son mari, tantôt elle parle de sa foi en Dieu. Dans les deux cas, ces textes sont très ardents et plein de passion.

Sappho écrivait ses textes au VIIe siècle avant Jésus Christ. Elle vivait sur l’île de Lesbos et y dirigeait une "école" de filles où elles apprenaient la musique, la poésie et la danse. Dans sa poésie, le sujet le plus marquant est la passion amoureuse.

Michelangelo Buonarotti était également poète, et dans ce programme de textes "féminins" il prend sa place au travers de sa liaison avec Vittoria Colonna.

Dans les Due cori, on entend les hommes qui donnent des conseils aux jeunes hommes pour trouver une femme bonne et pas une femme serpent ou une "zucca senza sale" (litt. un potiron sans sel). Dans les autres textes les femmes se plaignent de la vie conjugale, préférant se couper les cheveux et entrer dans un monastère.

Last Updated on Sunday, 02 October 2011 22:06
 

Pythagore, les nombres et la musique

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 Pythagore (en grec Πυθαγόρας / Pythagoras), né vers- 580 et mort vers - 490, était un mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique.

L'école pythagoricienne soutient l'idée d'une relation entre les nombres et l'ordre universel. La musique n'échappe pas à ce principe.

Il faut voir qu'avant Pythagore, les notes de musique existaient sans référence mathématique, et étaient chantées intuitivement sans fondement musical théorique.

Ainsi, Pythagore relève que la production de sons harmonieux est possible lorsque les rapports des longueurs des cordes entrant en vibrations sont des nombres entiers.

Cette théorie est soutenue en utilisant l'exemple d'un instrument monocorde. On peut reproduire cette expérience plus simplement encore au moyen d'un élastique tendu au dessus d'une table. En fonction de l'endroit où l'on place le doigt (ou un chevalet), on obtient une longueur de corde de chaque côté. En pinçant la corde de chaque côté, on obtient une note grave et l'autre aiguë.

La corde entière donne le fondemental, qui sert de note de référence

En plaçant le chevalet au milieu de la corde :

  • on obtient l'octave.
  • le rapport d'octave est de 1/2.

En plaçant le chevalet au tiers de la corde :

  • le côté court est l'octave aiguë du côté long (rapport de 1/2)
  • le côté long donne la quinte du fondemental
  • le rapport de quinte est de 2/3
  • le côté court donne la quarte de la quinte ainsi formée
  • le rapport de quarte est de 1/3

Pour obtenir des sons harmonieux, il suffit de poursuivre en racourcissant toujours les longueurs de cordes par tiers.

  • on obtient ainsi d' autres quintes pour 4/9, 8/9, etc.
  • les rapports harmonieux sont donc de forme 2n / 3m

 

Toutefois, on remarque que former 7 octaves successives ne correspond pas parfaitement, au niveau acoustique, à former 12 quintes successives. La 7ème octave est plus grave que la 12ème quinte. La différence entre 7 octaves et 12 quintes sera appelée (plus tardivement) le comma pythagoricien, qui est à l'origine des tempéraments d'accord.

En effet, le principe d'accordage repose avant tout sur la justesse des octaves. La subdivision des octaves en quintes et quartes permet de retrouver les 12 demi-tons correspondant à nos 12 notes actuelles. Or, le fait que 12 quintes ne sont pas parfaitement égales à 7 octaves pose un problème d'accord : il faut s'arranger, malgré le comma pythagoricien, pour que toutes les octaves soient justes. La répartition du comma entre les 12 notes définit le type de tempérament.

Dans le système pythagoricien, ce problème est résolu par la fameuse quinte du loup. La douzième quinte, qui tombe un comma plus haut que la 7è octave, est tout simplement diminuée de ce comma. Elle sonne faux, et n'est pas jouable, mais elle permet de maintenir l'ensemble des autres intervalles parfaitement justes. Le tempérament obtenu est connu sous le nom de pythagoricien.

 

   

Last Updated on Friday, 31 December 2010 16:30
 

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